Depuis des décennies, les bénévoles prennent sur leurs propres deniers une responsabilité qui n’a jamais été la leur. La nourriture, les stérilisations, des heures et des heures passées à s’occuper de colonies qui, légalement, n’ont jamais relevé de leur obligation.
En 2023 est entrée en vigueur une loi qui le reconnaît enfin : la gestion des colonies félines relève de la responsabilité des collectivités. Et nous arrivons en 2026 avec encore beaucoup de devoirs en suspens.
La frustration des bénévoles et des associations est compréhensible. Beaucoup attendent encore. Beaucoup entretiennent une relation tendue avec leur collectivité. Le dimanche 6 septembre, à 12 h 00, cette frustration descend dans la rue : des dizaines de villes espagnoles accueillent des manifestations et des rassemblements organisés par la plateforme Los Gatos Tienen Ley, pour demander l’application effective de la Ley 7/2023 de bienestar animal (loi espagnole relative au bien-être animal).
Il convient aussi de regarder de l’autre côté. De nombreuses collectivités vivent cette loi comme une obligation de plus tombée du ciel : sans personnel dédié, sans budget clair, et avec une relation pas toujours facile avec les bénévoles locaux, après des années de malentendus.
Cet article ne cherche pas des coupables. Il parle de solutions. Et il y a une bonne nouvelle : un très grand nombre de collectivités se mettent à jour en ce moment même. Elles rédigent leur premier programme CSR (Capture, Stérilisation, Relâche). Elles actualisent leurs arrêtés. Elles réalisent des recensements. Elles accréditent leurs bénévoles. Beaucoup fournissent même des croquettes.
C’est un défi réel, et de nombreux acteurs sont concernés. C’est pourquoi nous voulons les aider tous : les collectivités, à respecter la loi sans que cela devienne une charge impossible. Les bénévoles et les gestionnaires de colonies, à s’organiser et à travailler main dans la main avec leur collectivité. Les associations et les entreprises qui gèrent le CSR municipal, à professionnaliser leur service. Et les consultants spécialisés, à accompagner davantage de collectivités sans multiplier leur charge de travail.
Voyons d’abord ce que dit la loi, puis comment la rendre applicable dans la pratique.
Que dit la loi espagnole 7/2023 sur les colonies félines ?
La loi espagnole 7/2023 relative à la protection des droits et au bien-être des animaux (texte en espagnol) confie aux collectivités la responsabilité de gérer de manière éthique les colonies félines urbaines. Concrètement, cela se traduit par plusieurs obligations précises :
· Enregistrement et recensement des colonies existantes dans la commune.
· Identification des animaux par puce électronique.
· Stérilisation de la population féline selon la méthode CSR.
· Suivi vétérinaire continu des colonies.
· Collaboration avec les personnes et les organisations qui s’occupent déjà de ces animaux sur le terrain, sans que cette collaboration ne remplace la responsabilité publique.
Ce ne sont pas des obligations nouvelles sur le plan conceptuel —de nombreuses collectivités travaillaient déjà avec des programmes CSR avant 2023—, mais la loi en fait une compétence formelle, avec la nécessité de pouvoir les justifier : lors d’audits, pour les subventions régionales, et devant les citoyens eux-mêmes.
Pourquoi, au quotidien, la respecter coûte plus qu’il n’y paraît
La difficulté ne tient généralement pas à la volonté, mais à la logistique. Un programme CSR bien géré dépend du fait que plusieurs acteurs travaillent de manière coordonnée —techniciens municipaux, associations et bénévoles, vétérinaires, entreprises attributaires du service CSR— et que cette information soit tenue à jour et accessible à tous.
Dans la plupart des collectivités, cette coordination repose encore sur des feuilles Excel, des documents Word et des échanges par WhatsApp ou par e-mail. Cela fonctionne, jusqu’à ce qu’il faille justifier auprès du contrôle financier de la collectivité (l’« intervención ») combien de chats ont été stérilisés cette année, répondre à la demande d’un citoyen avec des données à jour, ou préparer le rapport annuel d’un programme qui fonctionne « à la main » depuis deux ans. Et c’est là que l’absence d’outil commun commence à peser, tant pour le technicien municipal que pour les bénévoles qui lui transmettent l’information.
Comment nous aidons chaque partie à remplir son rôle
Chez Meow Metrics, nous croyons que la technologie ne remplace personne : elle relie celles et ceux qui font déjà le travail, afin que ce travail se traduise en données utiles et en moins de frictions entre tous.
Aux collectivités, nous les aidons à respecter la loi sans que cela devienne une charge impossible : un recensement toujours à jour, des demandes de subvention plus rapides, une traçabilité complète de chaque colonie et de chaque animal, et surtout, du temps gagné pour le technicien municipal. La technologie brille précisément là où les ressources manquent : dans la collectivité qui ne peut pas se permettre un technicien dédié exclusivement à cela.
Aux bénévoles et aux gestionnaires de colonies, nous offrons, avec la formule pour les collectivités, une carte numérique de collaborateur liée à l’entité collaboratrice, pour oublier la carte physique qui se perd, s’abîme ou doit être réimprimée. Ils peuvent se connecter et s’organiser avec d’autres bénévoles, tenir un registre du temps et des heures consacrés au CSR, et travailler main dans la main avec leur collectivité, et non en parallèle.
Aux associations, fondations et entreprises qui gèrent le CSR municipal, nous offrons les outils pour proposer un service professionnel, avec des données et de la traçabilité, aux collectivités avec lesquelles elles travaillent.
Et aux consultants spécialisés en CSR qui conseillent les collectivités, nous les aidons à élargir leur portefeuille de clients : avec cet outil, ils peuvent suivre beaucoup plus de collectivités de façon professionnelle, claire et structurée, sans multiplier leur charge de travail.
C’est le bon moment pour revoir la façon dont vous le gérez











